Après Pittsburgh en septembre dernier, Uber teste aujourd’hui ses voitures autonomes dans la ville de San Francisco où le service de transport a été créé en mars 2009. La société qui a déjà levé pas moins de 8,71 milliards de dollars pour financer son développement, a donc décidé d’accélérer son programme qui vise à remplacer une partie de ses chauffeurs par des systèmes de conduite autonome. La région de San Francisco est l’endroit où le service a grandi le plus rapidement et toutes les nouveautés (UberPool, UberEats, UberBlack ou UberRush) ont d’abord été testées dans la baie. La société dirigée par Travis Kalanick fait circuler dans la ville des Volvo XC90 – avec un ingénieur derrière le volant – équipés de Lidar, une sorte de radar basé sur des faisceaux laser, de technologies de communication sans fil et de sept caméras.

Ce projet, qui a été développée par le Centre de technologies avancées d’Uber basé à Pittsburgh, est particulièrement important pour la société qui entend réduire sa dépendance via à vis des conducteurs humains et s’affranchir une fois pour toute des contraintes salariales. Dans de nombreux pays des recours juridiques ont été intentés pour requalifier la relation qui unie Uber à ses chauffeurs utilisant le plus souvent le statut de travailleurs indépendants.

Trois passagers par Volvo XC90

Si à Pittsburgh, le déploiement se limitait à un petit nombre de véhicules offrant aux clients les plus assidus d’Uber la possibilité de circuler sur quelques kilomètres carrés dans la ville, le lancement du service à San Francisco opère à plus grande échelle. À partir de ce mercredi, tout passager qui demande un aller-retour avec UberX, l’une des options les moins chères du service, peut être pris en charge par un véhicule autonome. Une notification envoyée à l’application Uber signale toutefois aux clients qu’ils seront pris en charge par un véhicule autonome. Ils pourront donc accepter ou décliner afin d’être mis en contact avec un conducteur humain. Un ingénieur d’Uber se trouve toujours derrière le volant d’une voiture autonome pour prendre le relais si nécessaire. Trois passagers pourront s’installer dans le SUV XC90 en plus de l’ingénieur Uber.

Pour habiller son programme conduite autonome, Anthony Levandowski, vice-président chez Uber en charge de la technologie conduite autonome indique dans un billet de blog : « La promesse de l’auto-conduite est au cœur de notre mission de transport fiable, partout pour tout le monde ». Le déploiement à San Francisco est une autre étape cruciale pour Uber afin d’améliorer sa technologie automobile sans conducteur dans une villa à la circulation très dense à certaines heures. Si la société espère très bientôt installer ses équipements dans des XC90 (UberBlack SUV) et Ford Mondeo (UberX). La course est en effet lancée entre les géants californiens, les équipementiers (Delphi, Bosch et Valeo) ainsi que les principaux constructeurs automobiles pour proposer aux consommateurs et aux entreprises des véhicules avec un système d’auto-conduite totale.

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