L’Université Technologique de Nanyang vient de présenter un nouvel algorithme assez prodigieux. Il est en effet capable de décongestionner le trafic routier et d’éviter ainsi les embouteillages dans les grandes villes… Seul impératif, pour que cela fonctionne, il faudrait que 10 % des véhicules soient connectés à son réseau.

Ce n’est pas franchement une révélation, mais le trafic routier s’est énormément dégradé au fil de ces cinquante dernières années, notamment aux abords des métropoles.

Grâce à l’IA, les embouteillages seront peut-être bientôt de l’histoire ancienne. L’augmentation de la population a en effet aggravé la situation et certains axes sont devenus totalement impraticables à certaines heures. Le matin et le soir, notamment.

L’IA peut aussi nous aider à éviter les embouteillages

Le problème, bien sûr, c’est que plus un axe est emprunté, et plus le risque d’embouteillage et d’accident est élevé. Pour ne rien arranger, l’être humain supporte difficilement d’être entravé et les gens coincés dans les bouchons ont ainsi tendance à se montrer plus agressifs.

Les pouvoirs publics ont pleinement conscience de la situation, mais ils n’ont pas encore trouvé de solution viable sur le long terme.

Toutefois, le secteur de l’automobile est actuellement en train de vivre une véritable mutation et l’émergence des voitures autonomes pourrait nous permettre d’améliorer considérablement la situation sur les routes.

L’Université Technologique de Nanyang a donc formé une équipe afin de travailler sur un nouvel algorithme de routage intelligent, un algorithme capable d’après les chercheurs de réduire le risque d’embouteillage en fluidifiant le système autoroutier.

Pour se faire, les chercheurs en charge du projet ont commencé par déterminer les conditions favorisant le risque d’embouteillage, des conditions étrangement liées à l’état d’esprit des conducteurs. Ils ont ensuite appliqué des concepts hérités des mécaniques de routage traditionnelles afin de trouver un moyen de fluidifier les flux de circulation. L’idée étant bien évidemment de réduire le risque de congestion en optimisant la vitesse moyenne des véhicules amenés à emprunter un axe donné. La tâche n’a pas été facile, mais les scientifiques ont fini par parvenir à leurs fins et par poser le problème en équation.

Un algorithme très élaboré

Ensuite, ils ont tout simplement construit une intelligence artificielle capable d’analyser le trafic en temps réel sur plusieurs axes pour calculer la probabilité d’une rupture de rythme dans le flux. L’idée étant bien évidemment de modifier l’allure des véhicules afin de réduire autant que possible le risque d’embouteillages.

Bien sûr, nos éminents scientifiques n’en sont pas restés à la théorie et ils ont ensuite testé leur intelligence artificielle dans plusieurs simulations. Cette dernière s’en est sortie avec brio.

Toutefois, et comme indiqué un peu plus haut, pour que cet algorithme fonctionne, il faut impérativement que 10 % des véhicules amenés à emprunter ces axes soient connectés au réseau de l’IA développée par les chercheurs. Cela ne pourra donc se faire que lorsque les véhicules autonomes se seront suffisamment démocratisés.

La bonne nouvelle, c’est que BMW s’est montré très intéressé par cet algorithme et il a du coup fourni aux chercheurs une base de données issue de son propre parc automobile afin de leur permettre de fignoler leur programme.

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