Le Kenya, le Maroc, le Nigéria, l’Egypte et l’Afrique du Sud sont les cinq pays africains à la pointe de la technologie du travail. Entre 41% et 51,9% des activités professionnelles de ces leaders africains en matière de technologie pourraient être automatisées,  à en croire le cabinet McKinsey, qui a récemment publié une étude sur le sujet.

L’étude porte sur 46 pays qui emploient, à l’échelle de la planète, 80% de la force de travail. Elle révèle également que l’automatisation et l’intelligence artificielle pourraient suppléer à 1,2 milliard d’emplois à temps plein générant une masse salariale de 14,6 trillions de dollars.

La Chine, l’Inde, le Japon et les USA représentent à elles seules la moitié de cette masse salariale et les 2/3 des emplois pouvant être automatisés à l’échelle de la planète. Ce qui ne devrait pas être sans grincements de dents, notamment pour la Chine et l’Inde avec 700 millions de travailleurs dont les emplois sont directement menacés

Les économies développées, avec un taux de vieillissement de la main d’œuvre en constante augmentation, devraient tirer meilleur profit de cette ère de la machinisation, de même que la catégorie des pays émergents confrontés au même problème de vieillissement de leur population active.

S’agissant de la seconde catégorie des économies émergentes dans laquelle émargent les pays africains suscités, la population active est encore jeune. L’étude table sur un maintien  de la dynamique dans l’amélioration du niveau de vie et de l’augmentation de la production.

Toutefois, note l’étude, cette dynamique de robotisation devra faire face à des obstacles au nombre desquels, le cadre politique, le coût des technologies parfois plus onéreux qu’une main d’œuvre humaine dans certains pays ainsi que des réticences sociologiques.

Classement des pays africains par ordre de capacités d’automatisation

Kenya: 51,9%

Maroc: 50,5%

Egypte: 48,7%

Nigéria: 45,7%

Afrique du Sud: 41%

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