Le géant chinois de la recherche sur internet Baidu poursuit sa mue technologique. Devenu un spécialiste de l’intelligence artificielle, il mise gros sur le véhicule autonome. Il teste d’ailleurs ses véhicules dans la Silicon Valley, aux Etats-Unis, où il dispose d’un centre de recherche.

BAIDU JOUE L’OUVERTURE

Baidu se dit maintenant suffisamment avancé pour mettre sa plate-forme dédiée au véhicule autonome à disposition d’autres acteurs de l’industrie. Ses outils logiciels et matériels (système d’exploitation, outils de détection d’obstacles, de contrôle du véhicule, de planification de trajectoire) seront ouverts en open source dans le courant de l’année pour des tiers qui souhaitent créer leurs propres véhicules autonomes. Avec ce projet baptisé « Apollo », Baidu dit vouloir démocratiser la technologie du véhicule autonome là où ses concurrents comme Google et Uber protègent férocement leurs secrets technologiques. Uber et Alphabet se livrent même une bataille devant les tribunaux à propos d’un vol de technologie présumé.

Baidu souhaite créer une alliance autour de ses technologies pour mettre à disposition des capteurs et logiciels compatibles avec sa plate-forme Apollo. Le but, là encore, est de permettre plus facilement à des constructeurs et sous-traitants de lancer rapidement  et à coût réduit des projets liés à la mobilité autonome. On peut supposer que des constructeurs chinois répondront en premier à son appel. Baidu collabore déjà avec BMW sur le véhicule sans conducteur.

UNE NAVETTE AUTONOME EN JUILLET

Le géant chinois ouvrira d’abord ses technologies liées à la gestion de navettes autonomes sur routes fermées, dès juillet 2017, puis plus tard celles pour les véhicules autonomes sur routes ouvertes. Baidu vise toujours une commercialisation d’un véhicule autonome en Chine dès 2018… malgré le départ du chef de projet, Anrew Ng (ex-Google) en mars.

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