Dakar abrite, depuis hier, jusqu’au 5 mai, la première session des travaux du Comité de pilotage du projet de Centres de référence en recensement avec collecte électronique des données en Afrique. Le Sénégal a été choisi avec l’Afrique du Sud et le Cap-Vert pour abriter ces trois centres.

Pour avoir réussi son recensement général de la population par l’utilisation des nouvelles technologies, le Sénégal fait partie des trois pays, avec l’Afrique du Sud et le Cap-Vert, choisis pour abriter des centres de référence en recensement. L’annonce a été faite, hier, par Aboubacar Sédikh Bèye, directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). «Trois pays africains ont été choisis pour abriter des centres de référence en recensement. Il s’agit du Sénégal, de l’Afrique du Sud et du Cap-Vert pour les pays lusophones », a déclaré M. Bèye, à l’ouverture des travaux de la première session du Comité de pilotage. Il s’est félicité du choix sur le Sénégal d’abriter ce centre pour les pays francophones. Selon lui, ce centre jouera un rôle d’incubateur. Déjà, précise-t-il, l’Ansd a mis en place une équipe dédiée avec des jeunes bien outillés qui sont à la disposition des pays africains.

Ce projet de centre de référence qui se déroule dans le Programme de coopération Sud-Sud Brésil-Fnuap, a pour objectif de former les instituts nationaux de statistiques de l’Afrique du Sud, du Sénégal et du Cap-Vert, à l’utilisation de technologies de collecte électronique de données à partir de l’expérience de l’Ibge (l’Institut brésilien de géographie et de statistiques), en vue d’en faire des centres de référence en recensement avec collecte électronique de données.

Soutenir les structures nationales de statistiques
Ces centres concernés pourront appuyer d’autres instituts nationaux de statistiques de la région en ce qui concerne la collecte électronique de données. Pour ce faire, le gouvernement brésilien, l’Ibge et le Fonds des Nations-Unies pour la population (Fnuap) réaliseront des missions de prospection et accompagneront le développement d’activités de coopération technique sud-sud trilatérale qui seront mises en œuvre à partir de plans de formation élaborés en partenariat avec les pays intéressés.

L’objectif est de développer la capacité des institutions nationales à mettre en œuvre des initiatives de promotion du programme d’actions de la conférence internationale sur la population et le développement par cette modalité de coopération. Cet objectif sera atteint par le renforcement de capacités nationales à la production, l’analyse et dissémination des données populationnelles et les indicateurs qui contribuent aux politiques, plans et programmes aux niveaux national et international ; la construction et le développement de partenariats avec les institutions nationales et l’élaboration de stratégies et la mise en place d’outils de gestion des connaissances en coopération sud-sud.

Ainsi, les centres de référence sont tenus de promouvoir le développement des ressources humaines, y compris la formation, l’échange d’expériences et de connaissances, le transfert de connaissances et l’assistance technique. «Le Fnuap accorde une place importante à la collecte de données démographiques. C’est pourquoi, nous avons appuyé les actions du gouvernement lors du recensement de 2013. Ce qui avait permis de faire une économie considérable et la publication des données en neuf mois», a souligné Andréa Wojnar Diagne, représentante résidente du Fnuap au Sénégal. Ce succès, selon elle, a conduit au choix du Sénégal pour abriter le centre de référence pour l’Afrique francophone. « Au Cap-Vert, nous avons réalisé un recensement avec l’utilisation des Tics. Pour cela, nous avons reçu le soutien de l’Ibge. Ce qui a été bénéfique pour nous », a indiqué Celso Soares, le vice-président de l’Institut des statistiques du Cap-Vert.

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