Red Hat enrichit son offre OpenShift de conteneurisation en tant que service avec un nouvel outil de développement qui permet à la fois d’emballer des applications dans des conteneurs, de créer des fondations pour intégrer des microservices dans ces applications et pour assurer une intégration plus étroite des fonctionnalités d’Amazon Web Services avec sa plate-forme. Mais la nouvelle la plus importante de Red Hat, annoncée lors de son Summit à Boston (2-4 mai), est d’offrir d’ici la fin de l’année un accès natif à AWS à partir de sa plateforme OpenShift Container Platform. Ce qui signifie que les entreprises pourront configurer les services AWS à partir de la même interface que celle qu’ils utilisent pour créer et déployer des applications conteneurisées.

Les clients peuvent déployer et gérer l’offre OpenShift Container Platform de conteneurisation en tant que service de Red Hat, actuellement en version 3.5, sur l’infrastructure de leur choix, aussi bien dans leur propre datacenter que dans un cloud public. Cette offre est distincte de l’offre OpenShift Dedicated, la plate-forme de gestion de conteneurs de Red Hat à locataire unique hébergée sur AWS ou sur Google Cloud Platform. Elle aussi différente de l’offre OpenShift Online, une plate-forme multi-locataire également gérée par Red Hat. Toutes utilisent le même code-base OpenShift, mais leur mode de gestion est différent. Suite au rapprochement de Red Hat avec AWS, les utilisateurs de la plate-forme OpenShift Container Platform pourront configurer et déployer plusieurs services d’AWS comme Elastic Load Balancing, ou le réseau de distribution de contenu CloudFront ou encore le moteur de base de données Aurora, directement à partir de la console OpenShift.

La developer preview d’OpenShift.io dévoilée

Ces modifications « permettront aux clients de développer et de déployer sur AWS ou dans leurs propres datacenters des applications hybrides fonctionnant sur les technologies Red Hat, avec la possibilité de consommer des services AWS, quel que soit l’endroit où les applications sont déployées », explique dans un blog Paul Cormier, le président produits et technologies de Red Hat. Parmi les technologies disponibles, ce dernier cite notamment Red Hat Enterprise Linux, JBoss Middleware et OpenShift Container Platform. Les deux entreprises offriront un support commun pour l’offre au moment de son lancement plus tard cette année et elles feront également en sorte « de coordonner leurs développements afin de permettre l’ajout de nouveaux services AWS dans Red Hat Enterprise Linux », comme l’a déclaré Red Hat.

Pendant le Red Hat Summit, Red Hat a également dévoilé une version « developer preview » limitée d’OpenShift.io, un environnement de développement en ligne gratuit pour les applications cloud natives. Les développeurs n’auront plus besoin d’installer quoi que ce soit en local pour utiliser OpenShift.io. Les applications qu’ils développent seront automatiquement construites dans des conteneurs Linux et déployées sur OpenShift Online. Une solution simple pour créer rapidement des applications consiste à utiliser des microservices pour les assembler. Pour faciliter ce processus, Red Hat prévoit d’ajouter pour les microservices des fondations conteneurisées pré-construites appelées Red Hat OpenShift Application Runtimes. Les aperçus de trois premiers runtimes – WildFly Swarm, Eclipse Vert.x et Spring Boot – sont déjà disponibles à l’adresse launch.openshift.io, et le fournisseur de solutions open source devrait en ajouter d’autres, notamment un node.js conteneurisé, lors de la livraison des versions finales prévue plus tard cette année.

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