En novembre dernier, Samsung Electronics affirmait sa volonté d’entrer sur le marché des véhicules autonomes en s’offrant pour 8 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros) le groupe américain Harman, spécialisé dans les systèmes audio embarqués et les services connectés. Cette semaine, le géant sud-coréen a obtenu le droit de tester sur les routes sud-coréennes un premier véhicule autonome équipé de ses logiciels d’intelligence artificielle.

Le feu vert a été donné à Séoul par le ministère sud-coréen des Transports, qui a récemment assoupli le cadre des tests sur route de cette nouvelle génération de voitures, dans l’espoir de voir émerger des champions nationaux dans les rangs de ses spécialistes de l’électronique et de la télécommunication. Le gouvernement a déjà donné des plaques d’immatriculation à 19 véhicules autonomes distincts.

Pas de fabrication de véhicules

Si les constructeurs automobiles locaux Hyundai et Kia travaillent, comme tous leurs concurrents occidentaux et asiatiques sur ce type de véhicules, plusieurs acteurs comme Naver, SK Telecom ou Samsung Electronics se concentrent, eux, sur les composants et les algorithmes, à forte valeur ajoutée, qui les équiperont.

Samsung Electronics a d’ailleurs précisé, par le biais d’un porte-parole, que son premier test sur route ne signifiait pas qu’il allait reprendre la production de voitures, comme il l’avait brièvement tenté dans les années 1990 avant de céder ses activités automobiles à Renault. « Ces essais sont organisés pour développer nos logiciels et nos solutions dédiées aux voitures autonomes. Rien de plus », a expliqué l’officiel. Le groupe veut ainsi mesurer l’efficacité de ses nouveaux algorithmes de reconnaissance d’images censés égaler la perception humaine, même dans des conditions climatiques extrêmes.

Vendre sa plateforme aux constructeurs auto

Pour son test, Samsung Electronics doit, selon le ministère, utiliser une berline Hyundai Grandeur, déjà très présente sur les routes coréennes, et des lidars – des systèmes de télédétection utilisant un laser pour mesurer les distances autour du véhicule – commandés à d’autres entreprises. A terme, le numéro un mondial de l’électronique compte placer plusieurs de ses composants dans des véhicules autonomes, et notamment des capteurs d’images CMOS.

En alliant ses algorithmes et ses différents composants au savoir-faire des ingénieurs d’Harman dans l’automobile, le géant sud-coréen pense être en mesure de vendre rapidement une plateforme complète aux constructeurs auto conventionnels et ainsi enclencher un nouveau moteur de croissance en plus des smartphones, des écrans OLED et des mémoires flash.

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