Les délégués du Réseau de l’excellence des sciences de l’ingénieur et de la francophonie (RESCIF) sont présents depuis mardi, à l’INP-HB de Yamoussoukro, pour prendre part à la réunion annuelle du bilan sur le Mooc (Massives open online course), la formation à distance en ligne gratuite ouverte et massive.

En provenance du Burkin Faso, du Cameroun, du Canada, de la France, d’Haïti, du Liban, du Sénégal de la Suisse et du Viêtnam, les délégués mettront à profit leur séjour dans la capitale politique ivoirienne, pour faire le bilan des activités communes entreprises dans le cadre du réseau, et de réfléchir sur les sujets phares capables de renforcer davantage la visibilité de la formation des ingénieurs.

Face à l’arrivée massive des étudiants et au manque d’infrastructures, les gouvernants africains se sont tournés il y a quatre ans, vers le Mooc une initiative visant à promouvoir des méthodes innovantes d’enseignement en ligne dans les universités et grandes écoles africaines.

L’intégration du Mooc dans l’enseignement des Universités africains a été facilitée grâce au RESCIF, a fait savoir le coordonnateur du Réseau Yuri Changkakoti. « Notre mission, c’est d’aider les Universités à produire du matériel éducatif sur numérique pour améliorer l’enseignement, afin d’atteindre les objectifs pédagogiques », a précisé le chef de programme Mooc Afrique, Dimitrios Noukakis, de l’école polytechnique fédérale de Lausanne.

Depuis quatre ans, le RESCIF a fourni plus de 60 enseignants-chercheurs qui ont aidé à réaliser une centaine de Mooc dont la moitié est spécifique pour l’Afrique subsaharienne, et porte sur les thématiques relatives à la gestion de l’eau, l’urbanisation, et la connectivité de certaines Universités.

L’INP-HB, l’une des dernières écoles à intégrer le réseau en octobre 2014, a réalisé son premier Mooc dans ses studios à Yamoussoukro avec des enseignants de l’institut. «Ce Mooc porte sur les affiches à lettre, les tableaux magnétiques et peut être consulté partout », a confié l’enseignant-chercheur Benjamin Yao, délégué RESCIF de l’INP .

Le directeur général de l’INP-HB, Koffi N’Guessan a salué la mobilité des enseignants et des étudiants au sein du réseau qui constitue à ses yeux, un des instruments importants pouvant rapprocher davantage les institutions. Pour ce faire, il a souhaité un examen minutieux des programmes afin de rechercher les points de convergence, et de similitude pour permettre aux étudiants de suivre les enseignements invariablement dans les institutions du réseau.

Source

LAISSER UN COMMENTAIRE