Tout semble sourire à Nintendo. Sa dernière console de salon, la Nintendo Switch, disponible depuis le 3 mars, dépasse déjà toutes les espérances de l’éditeur. En un seul mois, plus de 2,4 millions de joueurs ont craqué pour la machine hybride. Un joli score qui devrait gonfler avec la récente arrivée de Mario Kart 8 Deluxe. Disponible depuis le 28 avril dernier, le célèbre plombier peut se targuer d’être le jeu Nintendo le plus vendu en une journée aux États-Unis, soit 459 000 exemplaires écoulés. Un record historique qui s’accompagne d’une autre bonne nouvelle pour le géant nippon : son jeu mobile Super Mario Run, sorti sur IOS en décembre 2016 puis sur Android en mars 2017, a dépassé la barre des 150 millions d’exemplaires téléchargés. C’est donc sans surprise que Nintendo décline sur nos portables une autre de ses plus illustres franchises, Zelda.

Quel gameplay ?

D’après le Wall Street Journal, The Legend of Zelda devrait, à son tour, franchir le pas sur smartphone et tablette. Une fois de plus, Nintendo devrait collaborer avec le japonais DeNA, studio spécialisé dans le jeu mobile à qui on doit, entre autres, Final Fantasy Record Keeper. Se pose alors la question du gameplay. À quoi pourrait bien ressembler un jeu Zelda sur téléphone ? Question légitime tant ses énigmes, nombreuses et ardues, nécessitent une autonomie qui fait souvent défaut aux smartphones, même dernier cri… Si on suppose que le jeu proposera, à l’instar des premières versions, une vue de dessus, les performances graphiques des téléphones actuels peuvent tout à fait endosser une 3D moderne dans un monde ouvert.

Zelda sur Nintendo Switch. © Nintendo

Une seule certitude pour les joueurs : ils devraient pouvoir incarner Link, sauveur d’Hyrule. Pour le reste, un peu de patience, l’éditeur en dira certainement plus lors de l’édition 2017 de l’Electronic Entertainment Expo (E3), messe internationale du jeu vidéo, et précisément lors de sa conférence le 13 juin. En revanche, l’application pourrait débarquer sur Google Play et l’App Store à la fin de l’année seulement, voire en 2018. Nintendo a fait d’Animal Crossing, simulation de vie dans un petit village, sa priorité. Annoncé en grande pompe lors de l’E3 2016, le jeu ne cesse depuis d’être reporté.

En quête d’un modèle économique stable

L’entreprise rêve de faire des jeux mobiles sa nouvelle poule aux œufs d’or. Mais rien n’est encore gagné. Si les résultats de Super Mario Run sont tout à fait honorables en termes de téléchargement, le président de Nintendo, Tatsumi Kimishima, n’a pas caché que la rentabilité du plombier tournait un peu au ralenti. Au mois de mars, 3 % seulement des gamers ont craqué pour la version payante, proposée à dix euros. Une somme importante pour une application, quand bien même il s’agit d’un jeu vidéo.

Contre-exemple : l’adaptation mobile de la licence Fire Emblem, sortie dans la plus grande discrétion et basée sur un modèle free-to-play (jeu gratuit mais aux contenus additionnels payants), a été dix fois moins téléchargée que Super Mario Run. Et pourtant, selon la firme japonaise, cela ne l’empêche pas d’être bien plus rentable. Ces différents résultats devraient contraindre Nintendo à réfléchir à un modèle de stabilité, satisfaisant aussi bien ses besoins que ceux de son public. Une communauté des plus fidèles, certes, mais économe avant tout.

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