Dans le cadre de l’économie numérique, le gouvernement a mis en place un réseau permettant la protection des données et aussi une sécurité maximale. Cheikh Bakhoum, Directeur Général de l’Informatique de l’Etat du Sénégal a expliqué hier dans une émission télévisée, l’importance de la nouvelle technologie notamment l’Agence de l’Informatique de l’Etat, son rôle dans tous les secteurs.
 
Pour Cheikh Bakhoum, Directeur de l’ADIE, divers dispositifs ont été envisagés par l’Etat du Sénégal dans le numérique afin d’assurer l’échange d’information. «L’Etat a fait l’investissement et avec l’ouverture qui a été déployée par l’ADIE, cette fracture numérique pourra être largement résorbée. Le président de la République tient à ce que le coût de l’internet baisse », a révélé le DG. Avant d’ajouter  : « Nous sommes quasiment présents dans les quarante-cinq départements. Nous, dans un premier temps, c’était d’abord, pour les services de l’Etat ; aujourd’hui avec ce partenaire qui arrive, nous allons ouvrir le réseau aux opérateurs, le partenaire s’appelle TATA. C’est un partenaire qui se chargera de la commercialisation de la surcapacité des infrastructures vibres optiques de l’ADIE mais également de la maintenance du dispositif », a-t-il précisé. Selon le Directeur Cheikh Bakhoum, le partenaire TATA a été choisi grâce à un appel d’offre international lancé en 2018. «  Et les conditions, c’était de maintenir un partenaire technique capable d’assurer l’infrastructure et commercialiser la surcapacité ».

Dans le secteur de la santé, Cheikh Bakhoum a éclairci le rôle de l’ADIE. «  Au Sénégal, avec les projets que nous avons fait, nous avons connecté la quasi-totalité des hôpitaux à la vibre optique. C’est un acquis extraordinaire et cela veut dire tout simplement que quelqu’un peut être télé diagnostiqué au niveau de Kolda et un professeur ou un docteur qui est ici à Dakar peut envoyer les résultats en moins de 10 mn ou 15 mn, et c’est ça qu’offre aujourd’hui la technologie ». Et de poursuivre  : Nous sommes en train également d’accompagner le ministère d’abord sur l’accès a l’intranet administratif mais également au développement de plateformes digitales pour gérer vraiment le système de santé, pour qu’on ait un système centralisé car clairement, beaucoup d’hôpitaux ont des logiciels pour gérer leurs patients. Mais tous ces dispositifs n’ont pas été interconnectés. Donc ce que nous voulons, c’est un système centralisé, hébergé dans le data center de l’ADIE, accessible par tous les services qui sont au niveau national. Par ailleurs, selon le Directeur de l’ADIE, les données personnelles demeurent un enjeu majeur et devraient être gérées de manière rigoureuse surtout celles de la santé.

Sur la question des données, il a avancé ainsi que  :  «  aujourd’hui, tout Etat sérieux doit avoir une vraie politique sur la gestion des données, d’abord son hébergement et après sur le traitement futur de ces données. Pour que ce soit possible, il faut que nous ayons de bonnes infrastructures parce que clairement, les entités publiques comme privées ce qui les intéresse c’est de pouvoir d’abord héberger leurs données et d’y avoir accès quand elles veulent et c’est la préoccupation première», a-t-il confié.

Lequotidien