Il aura donc fallu deux sorties dans l’espace pour réussi à installer un nouveau panneau solaire sur la station spatiale internationale. Une troisième sortie est prévue le 25 juin 2021 pour finir de déployer un second panneau.

Une « tasse » de thé chaud préparé par l’astronaute russe Oleg Novitskiy attendait le Français Thomas Pesquet et son co-équipier américain Shane Kimbrough lorsqu’ils ont regagné la Station spatiale internationale (ISS) dimanche 20 juin 2021, à l’issue d’une sortie dans l’espace de plus de six heures. Cette sortie, comme celle du 16 juin, était consacrée à l’installation de deux nouveaux panneaux solaires sur l’ISS. Ces nouveaux panneaux solaires déroulants appelés iROSA sont arrivés sur l’ISS par vaisseau cargo Dragon le 5 juin, sous la forme de deux imposants cylindres de 340 kg.

Une première sortie dans l’espace ponctuée de soucis techniques

Le 16 juin, les deux hommes ont effectué une première sortie extravéhiculaire de 7 heures et 15 minutes, ponctuée de soucis techniques. Couverture thermique récalcitrante, problème avec le scaphandre de Shane Kimbrough qui leur a coûté 90 minutes de retard, impossibilité de dérouler le panneau, rien ne leur a été épargné… Mais cela a aussi permis à Thomas Pesquet de réaliser des prouesses au bout du bras robotique Canadarm.

« Perché au bout du bras. C’était à la fois une expérience magique et un vrai combat ; je ne suis pas prêt d’oublier ce petit tour au bout du bras robotique en tenant un équipement qui fait trois fois mon poids, le moindre mouvement lui faisant prendre de l’inertie« , a commenté ensuite Thomas Pesquet.

La deuxième sortie de 6h28, le 20 juin, a été plus facile et concluante. Durant 6h28, les deux hommes ont achevé l’installation et le déploiement du premier panneau solaire de 19 mètres de long et commencé à l’installation du second. Thomas Pesquet a toutefois relayé « un petit imprévu à mi-parcours, lorsque la casquette du scaphandre de Shane s’est partiellement détachée. Elle supporte les lumières et la caméra, deux équipements essentiels lors d’une sortie extravéhiculaire. Dans un sens, c’est arrivé au meilleur moment possible, alors que nous étions éclairés par le Soleil. Le branchement du panneau devait absolument se faire lorsque nous serions à l’ombre de la Terre. J’ai donc profité de ce temps d’attente pour lui bricoler une réparation rapide à la MacGiver, et au coucher du Soleil nous étions prêts tous les deux. »

Thomas Pesquet, lors de sa seconde sortie dans l’espace au cours de cette nouvelle mission sur l’ISS. Crédit : NASA–S. Kimbrough

Une sortie dans l’espace supplémentaire pour finaliser son déploiement a été annoncée par la Nasa. Elle est prévue pour le 25 juin. Avec cette quatrième sortie extravéhiculaire, Thomas Pesquet comptabilise désormais 26 heures et 15 minutes passées dans le vide spatial. Il s’agissait par ailleurs de la 240e sortie spatiale de l’histoire de l’ISS.

Avec Scienceetavenir.fr